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| Écrit par Administrator | |||||||||
| 03-07-2007 | |||||||||
Page 4 sur 7 LES POTIERS ET LA CÉRAMIQUE DU ROZIER Comme suite aux travaux effectués sur le site durant quatre ans, de 1977 à 1980, nous pouvons dégager quelques conclusions. Au moment de la plus grande activité des ateliers de céramique sigillée de La Graufesenque (Millau, Aveyron), vers 50, une sorte d'unité annexe de fabrication s'est implantée au Rouer. Cette fabrique a débuté avec des potiers ruthènes, qui ont apporté leurs propres moules et ont produit des vaisselles rigoureusement identiques à celles de La Graufesenque. Seule l'analyse des pâtes peut donc permettre de différencier, pour cette période, l'origine des céramiques. Dans un deuxième temps, on constate des tentatives de fabrication de produits typiquement locaux, bien que très proches des normes classiques. Les moules de cette seconde période sont faits d'une pâte beaucoup plus grossière, granuleuse, souvent plus foncée. Les décors sont nettement moins soignés et, entre autres particularités, la symétrie des motifs est souvent négligée. Ces remarques s'appliquent surtout à des moules de formes Déchelette 67 et Dragendorff 29b. Si l'on compare les formes lisses du Rouer à celles de ha Graufesenque, des différences notables dans les formats et les profils interviennent principalement pour les formes Dragendorff 4/22,15/17,18/31 et 24/25 et Vermet 9. Des potiers locaux ont exercé durant cette période : ACANVS, C(H)RYSMA, L.C. CELSVS, VE(...), et surtout LIN(I?)VS, le plus prolifique d'entre eux. Vers l'année 80, une inondation détruisit tous les installations, mettant un terme à la production d'un atelier qui se caractérisait par un effort manifeste d'évolution et de recherche. La production du Rouer ne peut toutefois, à l'heure actuelle, être datée par la stratigraphie locale, par des ensembles clos ou par des séries exportées sur des sites historiques. Aussi est-on réduit à utiliser la chronologie des formes et des 17 potiers que la fabrique partage avec la Graufesenque. Celte méthode paraît comporter peu de risques d'erreurs dans 1a mesure où les deux ateliers ne sont distants que de 20 km et où le Rouer n'a apparemment fonctionné que comme annexe de La Graufesenque. |
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