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Écrit par Administrator   
27-10-2007
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Topo guide de l'office du tourisme
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LA PREMIERE DU VASE DE SEURES     

    Avant d'aborder la partie topo proprement dite, nous ne pouvons résister d l'envie de vous faire lire le texte savoureux écrit par Louis Baisait, relatant trente ans après la première, cette entreprise opiniâtre dans la revue "Causses et Cévennes" du Club Cévenol (No.2 - 1966).

    Nous avions conquis tous les pics de la région, le massif de Roquesaltes d la suite du regretté Maurice Paillon, le Cinglegros un four de désoeuvrement, la Roche Aiguille, dont la svelte silhouette surplombe de ses 80 mètres le Pas de Soucy dans les Gorges du Tarn, pour pavoiser son sommet un jour de fête de Jeanne dArc.. Seul le Vase de Sèvres restait inviolé ; il était là, près de nous, provocant, immense sur son socle titanesque, inaccessible semblait-il car de tous côtés en surplomb ! II fallait relever le défi...

    Un beau dimanche d'été finissant... nous sortîmes du sac art étrange canon, fait d'un simple tube de bronze. Le plus adroit Nemrod de l'équipe fut chargé de le pointer. Son azimut bien choisi permettrait de diriger une fusée convenablement pour que sa trajectoire passe au-dessus du Vase. Une ficelle attachée à sa queue devait le suivre et retomber de 1 l'autre côté du monolithe ; il serait alors facile de tirer d sa suite un câble lus solide, puis une échelle de corde. Un procédé si simple ne pouvait être qu'infaillible ! Las ! La fusée s'envola dans art vrombissement prometteur, tirant d sa suite la ficelle comme prévu... mais pour retomber après quelques mètres d'envolée : nous avions présumé de sa force ascensionnelle. Trouver des engins balistiques encore plus gros demanda quelques jours. La fois suivante l'énorme fusée porte-ammarre cassa la ficelle. Le dimanche d'après, elle mit feu d un câble de plus grand diamètre...

    Le 19 Janvier 1936, nous remontions, pour la neuvième tentative, au pied du monolithe du Méjean. Et, b merveille, la première fusée passa juste au-dessus du Vase, entraînant la ficelle du bon côté. Là où il fallait. Jamais hourras ne retentirent avec plus de force, ils résonnèrent longtemps en réveillant les échos de la vaille.

    Nous n'irions pas cependant nu bout de nos peines : la ficelle se trouvait bien de l'autre côté du pédonculaire mais elle restait inaccessible d l'aplomb du précipice de deux cents mètres, hors de portée de la main ! Il fallut de dangereuses varappes, de savantes acrobaties, de longues perches et de nombreuses heurts, pour la saisir, la suite fut simple : la ficelle permit de tirer une solide,corde alpine qui déroula en remontant une échelle souple de spéléologie. l'échelle fut arrêtée au ras du haut du vase et la corde de retenue solidement amarrée d un arbre ; tout était en place pour l'escalade.

    Non sans émotion, nous montâmes enfin sur cette célèbre plate-forme oie l'homme n'avait jamais mis les pieds. la terrasse très plate, relativement vaste mesurait S mètres de large sur près du double de longueur. De suite, sept camarades de notre équipe vinrent admirer l'impression d'aérien et de vertige de cet extraordinaire belvédère. Bien entendu notre premier soin fut d'ouvrir la classique bouteille de champagne ; vidée nous y glissâmes un procès-verbal de l'exploit et nos cartes de visites pour la déposer dans une fissure du rocher ; elle doit s'y trouver encore, pour combien de jours, d'années ou de siècles ?




Dernière mise à jour : ( 27-10-2007 )
 
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