Sentier des arcs de Saint-Pierre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Sentier des arcs de Saint-Pierre
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     La grotte de la Baumelle était le lieu de vie de nos ancêtres de l'Age du cuivre. II y fut découvert des poteries et des pointes de flèches tranchantes.

     Faire demi-tour et revenir jusqu'au point de départ. Tourner alors deux fois à droite en direction du sud. Vous allez passer devant l'entrée de la grotte de l'HommeMort. Le sentier s'élève vers un col puis descend dans une vallée parallèle. Dans une clairière, vestiges d'un village ancien, le "village préhistorique".

     Dans la grotte de l'Homme-Mort fut découvert à partir de 1867 par le Docteur Barthélémy Prunières et le Professeur Paul Broca une cinquantaine de squelettes humains datant de l'âge du Cuivre (-2 200 à -1 800 ans avant Jésus-Christ). L'intérêt de ce site est qu'il y fut trouvé pour la première fois en France des crânes portant des lésions du type trépanation, en voie de cicatrisation.

     "La trépanation était réalisée à l'aide d'un burin de silex. Le chirurgien opérait de manière assez brutale au départ puis, passé l'os spongieux, il attaquait la table interne de l'os crânien avec, semble-t-il, davantage de précautions. Les individus traités sont généralement des adultes. Dans un certain nombre de cas, où les crânes avaient été précédemment enfoncés, il s'agissait probablement de soulager des traumatismes.

 

     Mais la plupart du temps, la finalité de l'opération, n'est pas bien établie. S'agissait-il d'une forme particulière du culte des crânes ? Sans doute les "bénéficiaires" jouissaient-ils d'un certain prestige.

     Dans quelques cas, des rondelles crâniennes ont été découpées post-mortem en incluant des bordures de trépanation, et portées ensuite en amulettes.' (Avant l'histoire, coll. Cévennes, Ed. PN.C.)

     Le village ancien trop hâtivement appelé préhistorique n'est autre qu'un habitat de résinier de l'époque gallo-romaine. II reste encore des murs montés à pierres sèches et sur certains rochers, on peut voir des encoches où étaient posées des poutres soutenant les toitures. Ces résiniers collectaient les résidus des pins exploités pour chauffer les fours des potiers de la Graufesenque (Millau) et transportés par flottage jusqu'au Tarn. La résine était extraite par distillation des écorces et des branches laissées sur place et stockée dans des urnes. La poix ainsi fabriquée, servait au calfatage des embarcations.

 



 
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